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Ce superbe animal a été
à l'origine de nombreuses discussions au sein de la liste PYRENE
et les avis sont plutôt partagés. Ceux qui n'ont pas participé
à la sortie organisée par Louis à Gavarnie l'an passé
peuvent s'en mordre les doigts. A cette occasion, nous avons pu rencontrer
Christian RENGEVAL du PNP, un "personnage" comme on en voit peu et un
spécialiste des ours.
La France a attendu lamentablement 1972 pour les protéger et même réintroduire des spécimens venus de Slovénie. Cet animal, solitaire et discret, sont omnivores et se nourrissent de végétaux, poisson et d'un peu de viande (1/5 de son alimentation). Il chasse de préférence le mouton plus facile a attraper que l'isard. Il occasionne quelques dégâts nécessitant des indemnisations et surtout beaucoup de bruit dans les chaumières. Les angoisses du passé remontent à la surface, cet animal... possédant cinq orteils et dont l'empreinte se confond si facilement avec celle de l'homme, qui sait marcher debout, qui enlève des jeunes filles pour leur faire des enfants (cf. légende) qui ferait partie des cinq espèces animales les plus intelligentes... est dangereux, nuisible. Si vous partagez ce point
de vue, alors cliquez sur le lien que vous trouverez en bas de page afin
de mieux connaître tout ce qui touche à cet animal. Parmi
tous les renseignements, vous trouverez des chiffres évocateurs.
Chaque année en France, les chiens domestiques sont à l'origine
de la mort d'environ 500.000 moutons contre moins de 1.000 pour les prédateurs
sauvages que sont l'ours, le loup et le lynx. Voilà de quoi relativiser
les quelques moutons disparus en vallée d'Aspe ou, d'après
ce que l'on dit, ces derniers ne meurent plus de vieillesse. On admet que pour sauver l'espèce, il faudrait que leur nombre soit d'environ 60 à 70 individus. On comprend alors toute la difficulté de faire coexister l'ours et un pastoralisme moribond dans nos montagnes. Mais comment imaginer les Pyrénées sans ours ? il fait partie de notre patrimoine et alimente une image très positive des touristes envers la chaîne. C'est notre valeur ajoutée, notre garantie d'offrir des espaces préservés... indispensable pour la santé du secteur tourisme des Pyrénées. "Là où vit l'ours, le biotope est conservé. Il nous oblige a modifier nos rapports avec la nature. Nous devons cesser d'adapter celle-ci à notre convenance ; c'est à nous de nous adapter." Pour notre plus grand malheur, ces arguments ne suffiront pas a empécher leur extinction puisque notre trés respectable assemblée accede aux injonctions des quelques maires (et peut-être président de la société de chasse local). Les ours slovènes seront capturés et déportés, ainsi que ceux qui seront nés en France. Le droit des hommes n'est décidement celui des bêtes ; amusant de voir ceux qui défendent le droit du sol contre le droit du sang être les premiers a condamner l'ours brun. Au moins saurons-nous combien il coûte à un écologiste, un poste de ministre. Espérons que leur milieu ne sera pas détruit dans les années prochaines pour garder l'espoir d'une nouvelle tentative quand les hommes seront plus sage...
Liste de diffusion, lettre ouverte à Dominique Voynet, l'habitat, la protection des troupeaux par les chiens, la réintroduction et bien d'autres choses... |